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août 2026

Dune Marine — conception et réalisation, 2009–2013 · ouverture au public en 2014

À la suite de la pétition demandant la réhabilitation de la pataugeoire et des jeux d’eau du parc André-Malraux à Nanterre, je souhaite prendre publiquement la parole en ma qualité d’artiste conceptrice et réalisatrice de Dune Marine.

J’ai consacré quatre années à la conception, à la réalisation et au suivi de ce chantier. Cette aire de jeux d’eau de 1 200 m² n’était pas un simple équipement : elle constituait une œuvre artistique pensée spécialement pour les enfants, autour de l’eau, du mouvement, de la couleur, du jeu et du partage.

J’apprends aujourd’hui avec une profonde tristesse que le Département des Hauts-de-Seine considère cette aire comme définitivement fermée, sans que j’aie été préalablement informée ni associée à une réflexion sur l’avenir de mon œuvre.

Je comprends pleinement les impératifs liés à la sécurité, à la vétusté des installations et à la préservation des ressources en eau. Cependant, la nécessité de transformer les équipements techniques ne devrait pas conduire automatiquement à la disparition de l’œuvre artistique.

Dès sa conception, j’avais précisément organisé une partie de l’œuvre autour de différents jets d’eau, dont des jets doux et brumisants, afin d’offrir aux enfants un rafraîchissement adapté à leur âge tout en diversifiant les usages de l’eau. Trois zones avaient été pensées selon les tranches d’âge, avec des dispositifs spécifiques pour les tout-petits et pour les enfants plus grands.

Cette conception pourrait aujourd’hui être réétudiée et adaptée aux exigences contemporaines de sobriété, sans faire disparaître l’identité artistique de Dune Marine. La composition en mosaïque, son organisation spatiale et ses différents dispositifs aquatiques pourraient faire l’objet d’une étude de conservation, de restauration et de modernisation.

Dans un contexte marqué par des épisodes de forte chaleur de plus en plus fréquents, les enfants et les familles ont besoin d’espaces publics gratuits, accessibles, sécurisés et véritablement adaptés au rafraîchissement et au jeu. Une installation de brumisation peut constituer une réponse complémentaire, mais elle ne restitue ni la richesse d’usage ni la dimension artistique, ludique et collective de Dune Marine.

Je demande donc respectueusement au Département des Hauts-de-Seine :

  • de suspendre toute intervention irréversible susceptible d’entraîner la destruction de l’œuvre ;
  • de me communiquer le diagnostic technique réalisé ainsi que les projets envisagés pour cet emplacement ;
  • d’organiser une concertation associant l’artiste, les services compétents, les familles et les habitants ;
  • d’étudier sérieusement la restauration de Dune Marine, ou la conservation et l’intégration de ses éléments artistiques dans une nouvelle aire de jeux d’eau durable et économe en ressources.

Il ne s’agit pas d’opposer la création artistique aux exigences écologiques et techniques. Il s’agit, au contraire, de rechercher une solution capable de réunir la sécurité, la sobriété en eau, le droit des enfants à disposer d’un espace de fraîcheur de qualité et le respect d’une œuvre créée spécialement pour ce lieu.

Je soutiens pleinement la mobilisation des habitants et la pétition en faveur de cet espace. Dune Marine appartient désormais à la mémoire sensible du parc André-Malraux et à celle des nombreuses familles qui l’ont fréquentée.

Préservons cette œuvre et redonnons-lui vie.

Signer la pétition pour la réhabilitation de la pataugeoire du parc André-Malraux

Paris, le 15 août 2026

Brigitte Gagnepain Artiste plasticienne
Conceptrice et réalisatrice de Dune Marine
Parc départemental André-Malraux, Nanterre

Deux formes de dinosaures révélées dans un paysage rocheux à Marseille, photographie de Brigitte Gagnepain, 2026.
Deux Dinosaures, 2026 — Série Les Masques de la Terre — Brigitte Gagnepain.

Dans la matière minérale, deux présences anciennes apparaissent, couchées face à face. Leurs silhouettes semblent émerger d’un temps antérieur à l’homme, comme si la roche conservait la mémoire d’êtres disparus.

Avec Deux Dinosaures, Brigitte Gagnepain poursuit sa recherche Les Masques de la Terre : aucune forme n’est ajoutée. Le paysage demeure intact ; seuls le cadrage, la lumière et le regard révèlent ce qui était déjà là.

Fiche technique

Deux Dinosaures, 2026
Série Les Masques de la Terre
Photographie numérique — Marseille, Méditerranée
Prise de vue : 8 mai 2026
Développement et recadrage : Adobe Photoshop
Tirage Fine Art sur papier d’art pigmentaire
Édition limitée à 7 exemplaires + 2 épreuves d’artiste
Numéroté, daté et signé par Brigitte Gagnepain

© Brigitte Gagnepain — ADAGP, Paris, 2026. Toute reproduction ou utilisation est interdite sans autorisation préalable.

Formation rocheuse évoquant une tête émergeant de la mer Méditerranée et regardant vers le ciel, photographiée à Marseille par Brigitte Gagnepain.
Attente d’un nouveau monde, 2026 — Série Les Masques de la Terre — Brigitte Gagnepain.

À la surface de la Méditerranée, une forme minérale semble émerger des eaux. Le profil d’une tête se dessine, tourné vers le large et levé vers le ciel, dans une attente silencieuse. Entre présence archaïque et forme à venir, le rocher paraît suspendu au seuil d’un nouveau monde.

Avec Attente d’un nouveau monde, Brigitte Gagnepain poursuit sa recherche Les Masques de la Terre. Aucune forme étrangère n’est introduite dans le paysage : le cadrage, la lumière et le travail des valeurs révèlent une présence déjà inscrite dans la matière. Par son dépouillement et sa monumentalité, cette apparition fait discrètement écho aux formes essentielles de Brancusi.

Titre : Attente d’un nouveau monde
Série : Les Masques de la Terre
Lieu : Marseille, Méditerranée
Date de prise de vue : 8 mai 2026
Technique : Photographie numérique, développement et interprétation artistique par l’artiste
Édition : 7 exemplaires + 2 épreuves d’artiste (EA)
Tirage : Fine Art sur papier d’art pigmentaire, numéroté, daté et signé par Brigitte Gagnepain
Référence : Brigitte-Gagnepain-MT-2026-Marseille-Attente-Nouveau-Monde-121709-web.jpg

© Brigitte Gagnepain — ADAGP, Paris, 2026. Toute reproduction ou utilisation est interdite sans autorisation préalable.

Paysage rocheux de la Méditerranée aux couleurs transformées, œuvre Immersion méditerranéenne de Brigitte Gagnepain, 2026.
Immersion méditerranéenne, 2026 — Série Les Masques de la Terre — Brigitte Gagnepain.

Immersion méditerranéenne transforme le paysage rocheux en territoire de perception. La mer, la lumière et la matière minérale basculent vers une gamme chromatique intense, révélant des formes presque sculpturales dissimulées dans le paysage.

Cette photographie appartient à la série Les Masques de la Terre, où le paysage devient présence, sans ajout de formes étrangères à l’image.

Fiche technique

Immersion méditerranéenne, 2026
Série Les Masques de la Terre
Photographie numérique — Marseille, Méditerranée
Tirage Fine Art sur papier d’art pigmentaire
Édition limitée à 7 exemplaires + 2 épreuves d’artiste
Numéroté, daté et signé par Brigitte Gagnepain

« © GAGNEPAIN BRIGITTE – ADAGP. Toute reproduction ou utilisation est strictement interdite sans autorisation préalable. »

Les Masques de la Terre – Al Hoceïma III, composition photographique symétrique de Brigitte Gagnepain, Al Hoceïma, Maroc, 2026.

Brigitte GAGNEPAIN, 2026

Titre : Les Masques de la Terre – Al Hoceïma III

Lieu : Al Hoceïma, Maroc
Date de prise de vue : 17 mai 2026
Technique : Photographie numérique issue d’un fichier DNG, développement, composition symétrique et interprétation artistique par l’artiste.
Référence : BG-MT-2026-003
Édition : 7 exemplaires + 2 épreuves d’artiste (EA)
Tirage : Fine Art sur papier d’art pigmentaire, numéroté, daté et signé.

Les Masques de la Terre – Al Hoceïma III, composition photographique symétrique de Brigitte Gagnepain, Al Hoceïma, Maroc, 2026.

Deux fragments d’un même territoire se font face.

Le paysage est dédoublé. La montagne devient profil, le profil devient masque. Entre les deux, un espace s’ouvre : ni tout à fait paysage, ni tout à fait abstraction.

Dans cet écrin bleu profond, les formes se superposent, prolifèrent et se réfléchissent. Pétales, cellules, astres, fragments d’émaux : la matière photographique rencontre une mémoire plus ancienne, celle de la céramique, de la couleur vitrifiée et de la lumière prise dans la matière.

Une réminiscence Pop affleure. Roses, mauves, rouges, ocres et bleus composent une symphonie fleurie où la couleur n’illustre plus le réel : elle produit son propre espace.

Et l’eau demeure.

Non comme paysage représenté, mais comme mouvement : onde, propagation, reflet, respiration.

C’est là que le rêve grandit.

Dans Al Hoceïma III, le masque n’est plus seulement découvert dans la Terre. Il est dédoublé, confronté à lui-même, traversé par la lumière et par la mémoire de l’eau.

Face à face : à quoi pensent-ils ?

« © GAGNEPAIN BRIGITTE – ADAGP. Toute reproduction ou utilisation est strictement interdite sans autorisation préalable. »

Les Masques de la Terre – Al Hoceïma II

Titre : Les Masques de la Terre – Al Hoceïma II

Lieu : Al Hoceïma, Maroc
Date de prise de vue : 17 mai 2026
Technique : Photographie numérique issue d’un fichier DNG, développement et interprétation artistique par l’artiste.
Référence de l’œuvre : BG-MT-2026-002
Édition : 7 exemplaires + 2 épreuves d’artiste (EA)
Tirage : Fine Art sur papier d’art pigmentaire, numéroté, daté et signé. Brigitte Gagnepain, 2026

Dans Les Masques de la Terre – Al Hoceïma II, le paysage quitte progressivement sa fonction documentaire pour devenir matière picturale.

La montagne, la ville et la végétation s’imbriquent dans une même masse sculpturale. Les terres rouges et ocre semblent traversées par l’architecture, tandis que la forêt demeure comme une respiration sombre au cœur du relief.

Au-dessus, le ciel cyan ouvre un espace presque irréel. Sa lumière s’oppose aux rouges de la terre et fait apparaître la ligne montagneuse comme une frontière entre deux mondes.

Cette deuxième photographie prolonge Al Hoceïma I sans la répéter. Là où la première œuvre révélait la présence d’un visage dans le paysage, Al Hoceïma II resserre le regard sur la transformation de la matière terrestre : minéral, végétal et construction humaine deviennent indissociables.

Le paysage n’est plus seulement regardé.
Il devient présence.

« © GAGNEPAIN BRIGITTE – ADAGP. Toute reproduction ou utilisation est strictement interdite sans autorisation préalable. »